Robert Kühnen
· 24.03.2026
L'exigence particulière d'un marathon alpin réside dans sa longueur et dans l'effort continu élevé que nous demandent les longues montagnes. La position assise doit soutenir ces exigences. Contrairement aux courses sur route, l'aérodynamisme n'est pas aussi important, le haut du corps peut donc être positionné un peu plus droit, ce qui favorise également une respiration profonde. Une position sportive neutre offre la meilleure base de départ pour une bonne performance continue. En revanche, s'asseoir complètement droit n'a pas de sens, car le puissant muscle fessier ne peut alors pas travailler efficacement. L'escalade se pratique généralement en position de poignée de frein ou de guidon supérieur, la position doit donc être optimisée.
La mesure la plus importante pour déterminer la bonne hauteur d'assise est la longueur de la jambe intérieure. Formule empirique : Longueur de la jambe intérieure (cm) multipliée par 0,885 = hauteur d'assise (distance entre le milieu du pédalier et le bord supérieur de la selle). Divers facteurs donnent toutefois une marge de manœuvre d'au moins cinq pour cent. Il s'agit notamment de la forme de la selle, des chaussures, de la longueur des manivelles, du réglage des pédales et de la mobilité. La mesure calculée de la hauteur d'assise n'est donc qu'une première indication.
La hauteur d'assise optimale se trouve en essayant. Objectif : être assis de manière stable sur la selle ; le haut du corps doit former un appui solide pour les jambes, qui doivent bouger légèrement et en rond. Si l'on est assis trop haut, le bassin bascule latéralement d'avant en arrière. Un observateur peut facilement s'en rendre compte. Un glissement fréquent sur la selle peut également indiquer que l'on est assis trop haut.
Le pied ne doit pas être trop tendu au point mort bas du tour de manivelle. Un enregistrement vidéo d'une course sur la roulette ou un test devant un miroir permettent de contrôler la situation. Si la selle est trop basse, il y a un risque de douleurs aux genoux. On recherche la position de selle la plus haute, stable et sans problème. Il est essentiel d'expérimenter pour trouver l'optimum. Commencez par régler la hauteur de la selle par paliers de 5 millimètres.
La distance du guidon doit être telle que les bras relâchés et légèrement fléchis permettent de rouler en position de poignée de frein et que le dos puisse être maintenu droit. Par rapport à une position aérodynamique, le guidon peut être un peu plus haut et la distance par rapport à la selle un peu plus courte. Une position trop étirée provoque une tension dans les épaules et la nuque, ce qui peut entraîner des tensions musculaires, notamment dans les longues descentes. Mais la position ne doit pas non plus être trop serrée, car cela nuit à l'utilisation efficace de la force de tout le corps - en position assise comme debout.
Les longs trajets en montagne demandent beaucoup de travail de maintien, car le vélo est incliné par rapport à la gravité et nous sommes assis sur un plan incliné. Il est possible de simuler ce phénomène : Lors de votre prochaine session de roulage, soulevez la roue avant de 10 pour cent de l'empattement, soit une bonne dizaine de centimètres ; cela correspond alors à une pente de 10 pour cent. Vous serez étonné de l'ampleur des effets. Testez également votre position dans ces conditions. La selle soutient-elle cette position ? Si vous avez l'impression de pédaler de trop loin vers l'arrière, avancez un peu la selle, vous devrez ainsi moins résister.
TOUR : A quoi faut-il faire attention avant un marathon de montagne en ce qui concerne la position assise ?
Uli PlaumannTester suffisamment la position, voir si la selle est bien adaptée, si le centre de gravité du corps est sur la selle et si les bras et les jambes sont là pour faire du vélo. Ne pas trop surélever le vélo, donc ne pas mettre le guidon trop bas.
TOUR : Est-il même utile de vérifier la position si je n'ai aucune plainte ?
Plaumann: Absolument. Mais pas juste avant, de préférence avec quelques mois d'écart. Si on se sent bien, c'est bon signe. On peut quand même faire un bikefitting pour être sûr. Après tout, cela ne fait pas de mal, même si on est confirmé.
TOUR : Quel est le degré de changement de position conseillé avant un marathon de montagne ?
PlaumannCela dépend de la constitution du corps, de la stabilité du haut du corps, de la durée de la pratique du vélo et du temps qu'il reste avant la compétition. Je commencerais par de petits changements.
La selle est le chemin du bonheur !
TOUR : Combien de temps avant la compétition faut-il faire le fitting ?
Plaumann: Le plus longtemps possible avant. Au moins deux mois. Les muscles, les tendons et les ligaments ont besoin de temps pour s'adapter.
TOUR : Combien de temps une nouvelle position adaptée peut-elle rester inconfortable ?
PlaumannSi vous êtes régulier, pas plus de deux semaines, sinon quelque chose ne va pas. Mais il arrive aussi que l'on ne ressente pas de douleurs, mais qu'après avoir augmenté la charge d'entraînement, des douleurs apparaissent soudainement. Dans ce cas, il faut absolument réagir et consulter un préparateur physique.
TOUR : Quelle est l'erreur la plus souvent commise ?
PlaumannLe fait que la selle ne soit pas bien réglée ; qu'elle soit trop haute est plus fréquent que le fait qu'elle soit trop basse. La selle est sous-estimée parce que les symptômes apparaissent ailleurs : Les mains s'endorment ou la nuque est douloureuse. Souvent, cela vient du fait que la selle n'est pas bien réglée. Beaucoup pensent que les guidons intégrés sont le problème, car ils ne sont pas réglables. Mais souvent, la selle et son bon réglage sont la voie du bonheur.
La douleur tue le plaisir de conduire - ce n'est pas une fatalité. Un aperçu des causes et des effets :
| plainte/symptôme | Cause(s) possible(s) | Brève astuce |
| Douleurs externes du genou | Selle trop haute ; mauvaise position du genou et/ou du pied | Vérifier/abaisser la hauteur de la selle ; vérifier l'axe des jambes et la position des pieds |
| Douleurs au genou à l'avant | Selle trop basse | Augmenter légèrement la hauteur de la selle et tester à nouveau |
| Mains sourdes | Guidon trop bas, trop court ou trop avancé ; selle incorrecte ; pas assez de changements de poignées | Vérifier la position du guidon ; vérifier la selle ; varier la position des poignées |
| Pieds de sourd | Mauvaise chaussure/semelle intérieure ; mauvaise position de la plaque de chaussure | Vérifier les chaussures/les semelles ; ajuster la position des taquets |
| Douleurs au cou | Guidon trop long et/ou trop bas | Réduire le reach/drop (régler plus court/plus haut) |
| Douleurs dans le bas du dos | Selle trop haute ou trop en arrière ; guidon trop bas | Abaisser la selle ou l'avancer ; relever le guidon |
| Engourdi à l'entrejambe | Mauvaise selle ; mauvais réglage de la selle | Vérifier le modèle de selle ; adapter l'inclinaison/la hauteur/la position |