Manivelle en titane de Moots et White IndustriesUn investissement pour l'éternité

Josh Welz

 · 13.04.2026

L'industrie aérospatiale rencontre l'industrie du vélo : le résultat, c'est une manivelle en titane qui semble faite pour durer grâce à son esthétique intemporelle et à sa robustesse.
Photo : White Industries
Brunk, White Industries et Moots font des rêves de titane une réalité. Ils allient la précision aéronautique à un design culte. Le résultat : une manivelle en titane qui veut établir de nouvelles références en matière de légèreté et de durabilité. Un investissement pour l'éternité - et pour le porte-monnaie.

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Dans le monde des composants de vélo, le titane est l'étoffe dont on forge les rêves. Mais si ce matériau est souvent célébré pour son esthétique, la nouvelle collaboration entre Brunk Industries, White Industries et Moots va bien au-delà de l'apparence. Cette manivelle est le résultat d'une synergie technologique comme on en trouve rarement dans le secteur du vélo.

Alliance extraordinaire

Ce projet trouve son origine dans la fabrication de haute précision de Brunk Industries à Lake Geneva, dans le Wisconsin. Depuis plus de 60 ans, Brunk est un spécialiste mondial du formage des métaux, dont les composants se retrouvent généralement dans l'aérospatiale ou dans des appareils médicaux très complexes. L'entreprise maîtrise des techniques de moulage du titane qui vont bien au-delà de ce que l'on trouve habituellement dans l'industrie du vélo.

Mais un spécialiste de la technique médicale ne fabrique pas encore une manivelle de vélo. C'est là que deux légendes sont entrées en jeu : White Industries de Californie, qui incarne depuis 1978 l'art du fraisage CNC le plus fin et des solutions de drivetrain bien pensées, et Moots du Colorado, qui est considéré depuis plus de 35 ans comme les "dieux de la soudure" de la construction de cadres en titane. Ensemble, ils ont créé un produit dont on veut faire ressortir les points forts spécifiques de chaque partenaire.

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Le formage plutôt que l'enlèvement de copeaux

Le cœur de l'innovation réside dans le procédé de fabrication des bras de manivelle. Alors que les manivelles haut de gamme traditionnelles sont généralement fraisées à partir de blocs massifs (CNC) ou laminées à partir de couches de carbone, cette coopération utilise la technique de formage de Brunk Industries. Le titane est mis en forme sous une pression extrême. Ce processus modifie positivement la structure du métal et assure une densification du matériau dans les zones soumises à de fortes contraintes.

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Le résultat doit être une manivelle non seulement extrêmement légère - avec environ 420 grammes pour le bras de 165 mm, arbre compris - mais qui doit surtout présenter une résistance à la fatigue inégalée. Le titane est connu pour sa "mémoire" et sa flexibilité, mais selon le fabricant, le façonnage ciblé a permis d'atteindre ici une rigidité qui ne laisse rien à désirer, même en cas d'utilisation intensive en VTT.

Le rôle de Moots et des industries blanches

Après avoir été formés chez Brunk, les bras sont envoyés à Steamboat Springs chez Moots. C'est là qu'ils sont finalement soudés et affinés. Moots met ici à profit ses décennies d'expérience pour s'assurer que chaque soudure n'est pas seulement un plaisir visuel, mais qu'elle préserve parfaitement l'intégrité structurelle de la structure en titane.

White Industries, en revanche, est responsable du "cerveau" du système : l'architecture du système. L'objectif était de créer un système modulaire. Grâce à différentes options d'arbres, la manivelle peut passer sans problème d'une configuration route/gravel étroite (68/86,5 mm de largeur de boîtier) à une configuration VTT large (73/91,5 mm de largeur de boîtier). Le système se montre également flexible en ce qui concerne la ligne de chaîne : de 47,5 mm pour une utilisation en gravel jusqu'au standard moderne de 55 mm pour le VTT, tout est possible.

Personnalisation et compatibilité

Une attention particulière a été accordée à la durabilité. La manivelle utilise une interface à 8 trous pour le plateau. Cela la rend compatible non seulement avec les plateaux Direct-Mount modernes, mais aussi avec les spiders Power-Meter courants. Un facteur décisif pour le groupe cible des coureurs orientés vers la performance.

La présentation visuelle diffère selon le fournisseur :

  • White Industries T30 : Ici, c'est le look technique qui domine. Les capuchons de dépose de la manivelle sont disponibles en huit couleurs anodisées différentes (rose, or, noir, bleu, rouge, bronze, pourpre ou argent), ce qui permet une harmonisation parfaite avec d'autres composants White comme les moyeux ou les jeux de direction.
  • Moots Ti Cranks : Cette version se distingue par un branding plus discret avec des logos découpés au laser. Particulièrement intéressant pour les propriétaires d'un cadre Moots : des finitions premium sont proposées, qui correspondent exactement aux graphismes du cadre Moots, afin de créer un "look titane" sans faille sur l'ensemble du vélo.

Données techniques en détail

  • matériel : Titane de haute précision (moulé, soudé et usiné CNC)
  • Origine : 100% Made in USA (Wisconsin, Californie, Colorado)
  • poids : 432g (170mm, arbre inclus)
  • longueurs de manivelle : 165 mm, 170 mm, 175 mm
  • Diamètre de l'arbre : 29 mm (compatible DUB) ou 30 mm disponibles
  • Compatibilité avec les roulements intérieurs : 68/86.5 mm (Road/Gravel) ou 73/91.5 mm (MTB)
  • ligne de chaîne : 47,5 mm ou 55 mm (selon la configuration de la broche)
  • Interface de plateau : 8-Bolt (compatible avec Direct-Mount et Power-Meters)
  • Couleurs (casquettes) : Rose, or, noir, bleu, rouge, bronze, pourpre, argent
  • Prix (prix de vente conseillé) : 1349,00 dollars

Conclusion : pour les connaisseurs

Le pédalier en titane de Moots et White Industries est un investissement pour l'éternité. À une époque où les composants sont souvent dépassés techniquement ou usés après deux saisons, le triumvirat américain en titane mise sur l'indestructibilité et un design intemporel. Une déclaration contre la mentalité du jetable et pour l'ingénierie américaine - mais qui a son prix.


Josh Welz

Josh Welz

Editor-in-Chief

Josh Welz studied sports journalism and, as editor-in-chief, shapes the journalistic direction of BIKE. In 2016, Welz picked up on the e-trend and developed the title EMTB. Accordingly, he likes to move between worlds. However, as his enthusiasm for crisp trails is greater than his training diligence, the pendulum often swings in the direction of "E".

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