Matthias Borchers
· 05.10.2024
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Faire du vélo en hiver est un défi particulier, surtout lorsqu'il s'agit de garder les pieds au chaud et au sec. Que ce soit sur un gravelbike ou un vélo de course, les pieds froids et humides ne sont pas seulement désagréables, ils peuvent aussi mettre fin à toute sortie hivernale plus tôt que souhaité. Au plus tard lorsque des fourmillements se font sentir dans les chaussures et que les orteils s'engourdissent.
Pour lutter contre la chaleur et offrir une sensation de bien-être aux pieds pendant la saison froide et humide, il existe un large choix de produits, de la chaussette en laine classique aux semelles intérieures chauffantes en passant par les sur-chaussures en néoprène éprouvées, spécialement conçus pour protéger du vent froid et de la pluie ou des averses de grésil. Pour les journées fraîches et sèches, les semelles intérieures en fourrure et les chaussettes en laine mérinos sont idéales. Les semelles intérieures isolent parfaitement et conservent la chaleur dans la chaussure, tandis que la laine mérinos est connue pour ses propriétés chauffantes et agréables pour la peau, ainsi que pour sa bonne régulation de l'humidité.
Si les températures continuent de baisser, les semelles chauffantes avec accumulateur sont une option, car elles offrent une source de chaleur active, même si le confort en pâtit légèrement, car les accumulateurs fixés à la cheville peuvent toujours vaciller ou appuyer un peu lors du pédalage. La condition est bien sûr que la chaussure offre encore suffisamment de place pour les semelles, parfois épaisses. En effet, si la chaussure est trop étroite, il n'y a plus de place pour l'air isolant et l'effet de chaleur disparaît. Pour les conditions humides et froides, les surchaussures en néoprène et les surchaussettes imperméables sont appropriées.
Les surchaussures en néoprène isolent parfaitement et protègent du vent et de l'eau. Les sur-chaussettes imperméables gardent les pieds au sec, même si de l'eau pénètre dans les chaussures. Des surchaussures doublées avec une membrane Goretex ou de véritables chaussures de vélo d'hiver peuvent protéger dans des conditions extrêmes, la surchaussure étant plus souple d'utilisation. La bonne combinaison de produits dépend des besoins individuels et de la météo concrète. Mais en choisissant et en combinant correctement ces produits, il est possible de garder les pieds au chaud et au sec dans les conditions hivernales les plus rudes, même lors de longues randonnées par mauvais temps.
Tant que le temps reste sec, il est relativement facile de garder les pieds au chaud. La condition est de disposer d'un coussin d'air suffisamment épais comme couche d'isolation. La barrière contre le vent à l'aide d'un coupe-vent que l'on porte par-dessus la chaussure est également un bon moyen.
Pour que les semelles chauffantes de Thermrup s'adaptent parfaitement aux chaussures de cyclisme, elles doivent être découpées avec des ciseaux bien aiguisés. Il faut prendre son temps pour que la semelle soit bien en place et ne glisse pas dans la chaussure. Lors du test en laboratoire, la semelle atteint jusqu'à 50 degrés dans la position la plus élevée, et 30 degrés dans la position la plus basse. Cela semble beaucoup au premier abord, mais cela se relativise lorsque les températures négatives absorbent la chaleur de la chaussure.
Sous les grands pieds, la zone de chauffage s'étend des orteils jusqu'au milieu du pied, et sous les petits pieds, elle s'étend jusqu'au talon. Une charge de batterie dure quatre bonnes heures à pleine charge et à une température extérieure de dix degrés, les batteries sont rechargées au bout de deux heures environ. Le câblage des batteries, qui se portent dans des guêtres en stretch au-dessus de la cheville, est un peu compliqué.
Les chaussettes Adventure sont en fait des chaussettes de randonnée et sont fabriquées en double épaisseur pour éviter la formation d'ampoules. Utilisée à d'autres fins dans les chaussures de cyclisme, la chaussette de la longueur du mollet dans la version épaisse pour les températures inférieures à dix degrés convainc surtout par son duvet chaud, sa bonne coupe et la zone des orteils et du talon renforcée par du tissu éponge. Disponible en deux couleurs, il existe également en version plus fine pour les températures supérieures à dix degrés.
Les protections d'orteils minimalistes (Toe Cover) de Fizik sont un classique pour les amateurs d'équipement mince qui peut être rapidement sorti des poches de maillot. Tout comme un bouclier thermique protège une capsule spatiale de la combustion lors de la rentrée dans l'atmosphère, ce couvre-orteils coupe-vent et flexible ne pèse que 34 grammes par paire et empêche les orteils de se refroidir rapidement.
Pour le matériau, Rapha mise sur la laine mérinos, un produit naturel. Grâce à ses fibres fines, celle-ci est particulièrement dense et moelleuse et a l'effet secondaire positif de moins sentir. Le point fort de cette chaussette longue est l'insert coupe-vent au niveau des orteils qui protège des courants d'air.
Le modèle Fire du fabricant allemand Sunbed est en feutre avec des fibres creuses, la semelle est en mousse de cire. Ce qui est pratique, c'est que les semelles peuvent être nettoyées à 30 degrés dans la machine à laver et que la semelle est disponible dans de nombreuses tailles. Cependant, comme la semelle est assez épaisse et pas très flexible, la chaussure doit être suffisamment grande.
La semelle intérieure de Barth en peau de mouton véritable est plus fine, et la chaussure qui en est équipée peut donc être plus fine. Sa semelle en Texon est particulièrement antidérapante et son prix de 10 euros est très avantageux.
L'humidité fait la différence ! Lorsque les pieds sont humides, ils se refroidissent extrêmement vite. C'est pourquoi il faut une couche de protection sur laquelle les gouttes de pluie perlent. Les membranes et la peau extérieure imprégnée servent de barrière.
La meilleure protection des pieds contre les intempéries en hiver est assurée par la chaussure d'hiver. Nous recommandons les chaussures de VTT à semelle profilée en raison de leurs meilleures propriétés de marche sur les surfaces glissantes. La chaussure Northwave présentée ici a remporté le test de chaussures d'hiver de l'avant-dernière année avec une note de 1,4. Elle a obtenu d'excellentes notes partielles dans les catégories imperméabilité, maniement, équipement et poids. Comme la chaussure offre relativement beaucoup de place à l'intérieur, elle n'est pas trop étroite, même avec des chaussettes épaisses. Il est plus facile d'enfiler la chaussure à travers la tige tubulaire à l'aide d'un chausse-pied ; les fermetures rotatives ne peuvent pas être manipulées de manière optimale avec des gants épais.
Les surchaussures en néoprène pour protéger les cyclistes des intempéries sont un classique. Ils offrent une bonne protection contre le vent, réchauffent correctement lorsque les températures dépassent le point de congélation et résistent suffisamment longtemps à la pluie et aux éclaboussures. Notre candidat de Decathlon est, pour 25 euros, un article à emporter attractif avec un très bon rapport qualité-prix ; il est également convaincant en termes de qualité. La petite manchette de pied sans fermeture éclair est un peu encombrante lorsqu'on l'enfile : Il faut d'abord l'enfiler sur la cheville, puis mettre les chaussures et enfiler le couvre-chaussures en néoprène avec goût. Pour plus de sécurité, des instructions sont imprimées sur l'étiquette.
En matière de surchaussures imperméables, Gorewear est l'expert. Sur le modèle hivernal chaud, la peau extérieure imperméable est en outre doublée à l'intérieur. C'est exactement ce qu'il faut pour avoir suffisamment chaud aux alentours de zéro degré sans être trop épais, de sorte que la surchaussure ne frotte pas sur la manivelle. De plus, ce modèle se caractérise par un enfilage confortable grâce à la fermeture éclair placée sur le côté à l'arrière, par la robustesse de la zone des orteils et du talon, par le confort de la ceinture supérieure et par la bonne visibilité des bandes réfléchissantes placées de manière stratégique.
La sensation de porter la chaussette imperméable Scoulton de Sealskinz, un peu froissée, est certes inhabituelle au début, mais après quelques kilomètres, la satisfaction s'installe grâce à une bonne protection contre la chaleur et l'humidité. Il ne faut cependant pas avoir les pieds en sueur, car la chaussette ne laisse pas s'échapper la vapeur d'eau indéfiniment. Comme la chaussette est relativement épaisse, il est recommandé de l'essayer au préalable avec la chaussure de vélo choisie. Ceux qui préfèrent porter une chaussette flexible par-dessus la chaussure peuvent opter pour le modèle hydrofuge Thetford de Sealskinz.
Parmi les sur-chaussettes, le modèle Flandrien du spécialiste danois de la protection contre les intempéries GripGrab est le plus long avec une tige de 35 centimètres. La stratégie d'enfilage doit donc être très élaborée : la chaussette doit d'abord être enfilée entièrement sur la chaussure, puis sur la jambe. La peau extérieure permet aux gouttes d'eau de perler durablement, la transpiration peut bien s'évaporer, son isolation suffit pour cinq degrés de plus.
Les Thermopads se réchauffent dès qu'ils sortent de leur emballage et entrent en contact avec l'air. Cela fait de la semelle jetable un compagnon flexible qui peut encore être inséré en cours de route lorsque les températures deviennent trop rigoureuses. Les coussinets sont également disponibles pour les gants. Mais en tant que produit jetable, leur utilité est limitée.

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