Leon Weidner
· 18.04.2026
La première des trois classiques ardennaises est à l'ordre du jour et donc une course totalement ouverte. Après la reprise de la course en 2017, il n'y a pas eu d'autre double vainqueur, à l'exception de Marianne Vos, qui a remporté la course deux fois durant cette période. Des coureuses du classement général aux spécialistes des classiques, différents types de coureuses ont toujours gagné ici. Cela rend la question des plus grandes favorites à la fois épineuse et passionnante. Il arrive qu'une athlète qui ne figurait pas en tête de liste gagne.
Cette année, l'Amstel Gold Race féminine n'a pas de grande favorite, mais la course semble ouverte comme rarement. Ce n'est guère surprenant : le profil ondulé avec ses nombreuses montées courtes et raides fait que ce sont presque automatiquement les coureuses les plus fortes qui s'imposent à la fin. C'est surtout la finale sélective autour du Cauberg et du Bemelerberg qui sera, comme d'habitude, la scène décisive, mais sans la coureuse qui est actuellement clairement au-dessus de toutes les autres.
Il existe néanmoins un cercle restreint de noms qu'il faut placer en tête de liste. Demi Vollering fait presque toujours partie des candidates les plus en vue sur ce terrain : Elle peut décider des courses avec des attaques, est forte tactiquement et tout aussi dangereuse lorsqu'il s'agit de gagner à partir d'un petit groupe. L'année dernière, la Néerlandaise n'a pas pu tenir le rythme jusqu'à la finale, perdant près de deux minutes sur la gagnante. Après sa victoire dans le Tour des Flandres, elle fait néanmoins partie des plus grandes candidates à la victoire. Elle a également déjà remporté l'Amstel Gold Race et s'est détachée de manière décisive dans le final en 2023. Avec Elisa Chabbey, Juliette Berthet et la récente gagnante de Paris-Roubaix Franziska Koch, elle dispose d'une équipe très forte. Si Vollering ne se sent pas bien dimanche, les trois assistantes pourront également partir à la conquête de la victoire.
Dans ce genre de classiques, Katarzyna Niewiadoma est presque assurée d'être à l'avant dans les moments décisifs. La Polonaise a remporté la course en 2019, mais elle a chuté à Milan-Sanremo. L'Amstel Gold Race est sa première course après cette chute, il y a donc aussi une petite incertitude sur sa forme et son rétablissement. Niewiadoma a également une aide allemande dans l'équipe, qui est certes prévue pour sa capitaine, mais qui pourrait aussi assumer ce rôle elle-même si la course se déroule comme prévu : Antonia Niedermaier.
Liane Lippert peut également espérer un bon résultat, mais avec Cat Ferguson, l'équipe Movistar compte une deuxième coureuse au moins aussi forte. Marianne Vos a déjà gagné la course en 2021 et 2024, elle fait donc à nouveau partie des favorites. Sa deuxième place à Paris-Roubaix a été une grosse déception pour la coureuse qui a presque tout accompli dans le cyclisme professionnel. Avec cette rancœur au ventre, elle devrait apporter une dose de motivation supplémentaire aux classiques ardennaises. En 2024, il semblait pourtant que Lorena Wiebes avait gagné la course. Les bras levés, elle a roulé jusqu'à la ligne d'arrivée, mais a été dépassée par Vos. Une bonne leçon pour la sprinteuse qui remporte d'habitude presque tous les sprints. Wiebes a donc encore un compte à régler et souhaite réparer son erreur.
La gagnante surprise de l'année dernière, Mischa Bredewold, fait certes partie du cercle élargi des favoris, mais ne figure pas en tête de liste. Il y a donc des parallèles avec la course des hommes, où Mattias Skjelmose fait également partie du cercle élargi des candidats à la victoire les plus probables. Puck Pieterse devrait à nouveau faire parler d'elle dans la course féminine. La jeune coureuse est connue pour son style de conduite agressif et a obtenu de bons résultats cette saison. Pendant ce temps, l'équipe EF Education - Oatly compte deux fortes coureuses. Avec Noemi Rüegg et la championne du monde Magdeleine Vallieres, il y a suffisamment de raisons d'espérer un résultat fort.
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